L’Algérie a suspendu « jusqu’à nouvel ordre » les importations de bovins vivants. La décision figure dans une note de la Direction générale des services vétérinaires (DGSV) [à vérifier : TSA attribue la note, le 28 octobre, à l’Inspection générale de l’agriculture] du ministère de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, datée du 22 octobre et adressée aux importateurs, selon TSA et Algérie Eco. Elle intervient alors que des foyers de fièvre aphteuse ont été signalés dans l’est du pays, où des marchés à bestiaux ont été fermés à Jijel et à Sétif.
Une note sanitaire, toutes les dérogations annulées
Selon les extraits publiés par TSA, la note indique que « pour des raisons sanitaires, les importations sont suspendues jusqu’à nouvel ordre ». Toutes les dérogations sanitaires d’importation en cours de validité sont annulées. La note ne nomme pas de maladie et ne fixe aucune date de réouverture, relève Algérie360. Le média ajoute qu’elle ne dit rien des cargaisons déjà commandées ou en transit.
D’après TSA, « la décision n’a rien à voir avec la régulation des importations » : elle fait suite aux foyers de fièvre aphteuse apparus dans des régions de l’est. Selon Algérie360, la note ne mentionne ni les ovins ni les viandes importées, fraîches ou congelées.
Jijel et Sétif ferment leurs marchés à bestiaux
À Jijel, tous les marchés à bestiaux (bovins, ovins, caprins) sont fermés jusqu’à nouvel ordre sur décision du directeur des services agricoles, à la suite d’une directive de la DGSV, et le contrôle des mouvements d’animaux a été renforcé. Selon Algérie360, l’entrée et la sortie du bétail y sont interdites, et les transferts internes exigent un certificat sanitaire d’orientation ; le média indique que le Laboratoire central vétérinaire a confirmé des foyers dans la wilaya [à vérifier : information d’Algérie360 seul]. Sétif a pris une mesure similaire après la détection de foyers.
Le site professionnel français Réussir évoque, au conditionnel, l’implication d’un nouveau sérotype [à vérifier : aucune confirmation officielle à ce stade]. Aucune des sources consultées ne donne de nombre de foyers ou d’animaux touchés.
Béjaïa appelle les éleveurs à la vigilance
La chambre d’agriculture de Béjaïa a publié le 27 octobre [à vérifier : le 28 octobre selon TSA] un avis destiné aux éleveurs de bovins, d’ovins et de caprins. Elle y décrit la fièvre aphteuse comme « une maladie virale hautement contagieuse » et rappelle, selon TSA, qu’« un seul animal infecté peut contribuer à la propagation de la maladie à d’autres élevages ». Pour la chambre, « la lutte contre la fièvre aphteuse est une responsabilité collective » (Algérie Eco).
Quel impact pour la filière ?
Selon l’Institut de l’élevage (Idele), cité par Réussir, l’Algérie a importé environ 27 000 bovins vivants en 2025 hors reproducteurs, soit 2,8 fois le volume de 2024 ; environ un tiers provenaient de l’Union européenne, notamment d’Irlande.
Sur les prix, Algérie360 rappelle que le ministère du Commerce fixe la viande rouge importée à 1 200 DA/kg désossée et 1 350 DA/kg avec os, alors que la viande locale reste vendue au prix du marché. L’effet de la suspension sur les prix du bovin local n’est pas encore mesurable.

