La FAO prévoit une production céréalière algérienne d’environ 5 millions de tonnes en 2026, soit le meilleur niveau observé depuis 2019. Cette progression devrait réduire légèrement les achats de blé, sans remettre en cause la forte dépendance du pays aux céréales importées.
Les pluies ont permis aux cultures de rattraper leur retard
La campagne céréalière algérienne devrait s’achever sur une production d’environ 5 millions de tonnes, selon une prévision publiée par la FAO avec une date de référence fixée au 30 juin 2026. Ce volume serait proche de 30 % supérieur à la moyenne et constituerait la récolte la plus importante enregistrée depuis 2019.
Le chiffre reste toutefois provisoire. Au moment de l’évaluation, la moisson avait commencé à la mi-juin et devait se poursuivre jusqu’à la mi-août. Il ne peut donc pas encore être présenté comme un bilan définitif de production ou de collecte.
La campagne avait commencé dans des conditions sèches, notamment dans les bassins céréaliers occidentaux. Le retour de précipitations abondantes à partir de décembre 2025 a ensuite permis une amélioration de l’état des cultures. Dans les principales zones productrices du Nord-Est, dont Constantine et Skikda, les pluies enregistrées entre janvier et avril ont soutenu le développement des céréales et reconstitué les réserves mobilisables pour l’irrigation.
Un bon millésime, mais pas un record historique
Le seuil de 5 millions de tonnes rapproche l’Algérie de ses meilleures campagnes, sans constituer un record national. La production avait atteint 6,12 millions de tonnes en 2008-2009. Elle avait également approché ce niveau en 2017-2018, avec environ 6,05 millions de tonnes annoncées par les autorités.
La campagne 2026 marque néanmoins une nette amélioration par rapport aux dernières années. Elle illustre aussi la forte sensibilité des rendements céréaliers maghrébins à la répartition des pluies, une grande partie des surfaces restant conduite en conditions pluviales.
Des importations toujours supérieures à la récolte nationale
Malgré cette progression, l’Algérie restera largement dépendante du marché international. Pour la campagne commerciale 2026-2027, la FAO évalue ses besoins d’importation de céréales à 14,5 millions de tonnes, soit près de trois fois la production nationale attendue.
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Les importations de blé sont provisoirement estimées à 8,5 millions de tonnes, légèrement sous leur moyenne récente grâce à la meilleure récolte locale. Les achats de maïs devraient atteindre 5 millions de tonnes, environ 10 % au-dessus de la moyenne quinquennale, sous l’effet principalement des besoins de l’alimentation animale.
La bonne campagne devrait donc améliorer l’approvisionnement intérieur, particulièrement en blé dur si les résultats annoncés par les autorités sont confirmés. Elle ne signifie cependant ni autosuffisance céréalière globale ni disparition des importations.
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