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dimanche 25 septembre 2022
mangue
Mangue : Pixnio

Un agriculteur algérien expérimente la culture de la mangue

La Chambre nationale de l’agriculture se penche sur l’expérience d’un agriculteur novateur du sud algérien, qui a entrepris de cultiver la mangue

Abderrahmane Daoudaoua, un jeune agriculteur de la wilaya Tamanrasset, s’est engagé dans un pari remarquable.

En effet, depuis une décennie, cet agriculteur innovant cultive la mangue, un fruit tropical qui vient des forêts indiennes, pakistanaises et birmanes. Ainsi, le diffuseur médiatique de la Chambre nationale de l’agriculture, El Fellah, a enquêté sur ce cas nous apprends la TSA.

Abderrahmane Daoudaoua s’est heurté à beaucoup de difficultés pour réaliser ce projet, surtout avec le non-respect de l’engagement des services agricoles, qui était de construire un barrage à côté de la plantation.

Par conséquent, Daoudaoua a été contraint de parcourir 5 kilomètres pour se ravitailler en eau dans une rivière. D’un autre côté, le chef des services agricoles de Tamanrasset a posé le problème du manque d’engrais et de fertilisants.

Par ailleurs, un autre responsable de la DSA de Tamanrasset, Mohamed Lamine Kourim, a révélé l’impact de ces problèmes agricoles sur la qualité de la récolte. ‘’Il y a eu des défauts sur le feuillage de certains fruits’’, dit-t-il, avant d’exprimer le besoin d’aide d’experts qui peuvent renseigner sur les pathologies qui affectent ces plantes et comment de façon spécifique les traiter.

De son côté,  le directeur de la DSA déplore les efforts sans conséquence pour traiter ces maladies. Il déclare : ‘’Nous recherchons l’aide d’institutions spécialisées pour ce genre de pathologie. Un diagnostic s’impose’’.

Cependant, la culture des fruits exotiques a connu un succès avec une abondante récolte à Tamanrasset et à Illizi. Cette région, à l’extrémité du sud algérien, s’est en effet enrichie de nouvelles variétés. Le président de la Chambre de l’agriculture de Tamanrasset a ainsi salué ce dynamisme remarquable dans cette partie de l’Algérie, malgré les difficultés.

« Nous pouvons facilement commercialiser nos produits »

En outre, dans le but de travailler sur des itinéraires techniques afin d’agrandir l’échelle des cultures fruitières des zones chaudes dans le sud du pays, la Chambre de l’agriculture sollicite l’assistance d’experts des institutions agricoles du nord, notamment à Alger, souligne le responsable.

Aussi, pour le responsable, cet objectif d’élargir le périmètre des cultures vise à réduire les importations des fruits exotiques importés par l’échange avec les pays du Sahel. Ce n’est pas sans risque, dit-il, car les quantités importées contiennent souvent des maladies.

Toutefois, ‘’Nous commercialisons nos produits sans problème. La récolte que nous apportons au marché se vend bien’’, se réjouit Abderrahmane Daoudaoua, qui justifie cette situation par la forte demande de la mangue dans la région de Tamanrasset, où les opérateurs n’ont aucun problème à écouler leur récolte.

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