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Golden Drink, la marque Tazej et les entraves bureaucratiques en Algérie : un frein à l’investissement dans l’agro-alimentaire

Les entraves bureaucratiques en Algérie sont un véritable frein à l’investissement, notamment dans le domaine agro-alimentaire. C’est le constat que vient de faire le groupe Golden Drink, qui commercialise la marque de jus de fruits Tazej. Dans un reportage publié par Dz News ce dimanche 7 mai, le groupe dénonce les difficultés rencontrées pour se lancer dans la production animalière.

Le groupe avait lancé un grand projet dans l’arboriculture dans les Hauts-Plateaux pour ne plus dépendre de l’importation des concentrés de fruits nécessaires à la production des jus. Le projet repose sur une exploitation agricole de 1 500 hectares dans laquelle plusieurs types de fruits sont produits. La production de fruits est destinée à leur transformation en matière première pour la fabrication de jus, de confiture et de biscuits.

Malgré les difficultés, Tazej a réussi à relever le défi en exploitant la terre située entre M’sila et Djelfa. Deux bassins d’une capacité de 650 000 m3 et 250 000 m3 ont été construits sur place pour la contrainte de l’irrigation. Des pommiers, des vignes et d’autres arbres fruitiers sont plantés dans cette terre.

Les responsables du groupe ont même projeté de passer à l’étape de l’exportation. « L’Algérie importe 800 millions de dollars de concentré de fruits chaque année alors qu’on peut facilement fournir des produits de qualité avec 50 % de la production destinée à l’exportation », a affirmé Salim Amra, patron du groupe Golden Drink qui commercialise la marque Tazej.

Cependant, le groupe dénonce des entraves bureaucratiques qui empêchent le projet de passer à la production animalière. « On est confronté à des entraves bureaucratiques avec le ministère de l’Agriculture sans trouver de solutions. Le projet est à l’arrêt, on ne peut pas avancer au-delà de l’étape de plantation des arbres fruitiers », regrette Salim Amra.

Selon lui, c’est le retard pris dans l’attribution des concessions qui retarde l’exécution des procédures d’obtention des agréments ainsi que les permis de construire et par conséquent la construction de l’usine de transformation et des hangars d’engraissement du bétail et du poulet.

Pourtant, le projet semble adhérer à l’approche des hautes autorités du pays en matière de relance agricole. Pour ce qui est de la production de concentré de jus, Salim Amra affirme que son projet allait « couvrir les besoins de son groupe, ceux du marché local avec la possibilité d’exporter à l’étranger ».

Il est important de souligner que la production locale du concentré de jus peut avoir des retombées économiques positives. « Il faut savoir qu’un baril de concentré de grenade coûte environ 2 300 €. C’est plus cher qu’un baril de pétrole pour avoir une idée sur les retombées positives de la production locale du concentré de jus », explique-t-il.

Les entraves bureaucratiques en Algérie représentent donc un véritable défi pour l’investissement dans le domaine agro-alimentaire.

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