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Ferme agricole en Algérie
Ferme agricole en Algérie - ph : JeuneAfrique

L’agriculture en Algérie en 2022

Le secteur agricole en Algérie

L’agriculture est un des secteurs les plus importants de l’économie algérienne. En effet, il représente 12,3 % du PIB. Ce pourcentage varie sensiblement en fonction des années et des conditions climatiques. Il est à noter que le secteur agricole algérien emploie 10,4 % de la population active, ce qui représente 1,14 millions de travailleurs.

Etat des lieux de l’agriculture algérienne

En Algérie, la superficie des terres agricoles irriguées s’élève à 1,43 million d’hectares (superficie de l’Algérie : 2,382 millions km²). La question de l’eau reste une priorité de taille dans un contexte où le secteur agricole représente le plus gros consommateur d’eau, mais aussi où le dérèglement climatique diminue drastiquement les pluies.

Parmi les productions principales agricoles du pays, on retrouve bien évidemment la céréaliculture, l’arboriculture cultures maraîchères et l’élevage. Cependant le pays dispose surtout d’un formidable potentiel à exploiter, de nombreuses superficies agricoles n’étant pas à l’heure actuelle valorisées.

Le gouvernement ayant d’ailleurs décidé de mettre l’accent sur cet aspect là afin de mieux valoriser son extraordinaire diversité.

Développer le secteur agricole en Algérie : une priorité

Le ministère de l’Agriculture et du Développement rural a mis en place un avant projet de loi portant sur la protection des terres agricoles. A terme, ce que l’on peut attendre de cette loi est que les 44 millions d’hectares de terrain du territoire algérien à vocation agricole connaissent une optimisation de la production et jouissent d’une meilleure visibilité pour une planification par régions et zones par les pouvoirs publics.

la production agricole algérienne permet de satisfaire les besoins du pays à 72%

Peut-on espérer que l’Algérie devienne autosuffisante ?

Pour l’instant, la production agricole algérienne permet de satisfaire les besoins du pays à 72%. Une particularité handicapante : l’importation du lait et des céréales qui constitue un frein de taille vers une perspective d’autosuffisance. Ceci étant dit, les mesures prises pour  moderniser les outils et techniques agricoles de production ainsi que la généralisation des programmes d’irrigation laissent entrevoir une possibilité d’autosuffisance alimentaire d’ici cette année.

Lire aussi : Toutes les actualités agricoles algériennes

Les différentes productions agricoles qui prédominent

Les céréales

La superficie des céréales occupe en moyenne annuelle 40% de la Superficie Agricole Utile (SAU). La production céréalière est constituée essentiellement de blé dur et d’orge, qui représentent respectivement 51% et 29% de l’ensemble des productions de céréales en moyenne 2010-2017. Les produits céréaliers constituent donc une place stratégique incontournable dans l’économie nationale.

L’arboriculture

Les vergers arboricoles couvraient au cours de la décennie 2000-2009 une superficie moyenne de 396 480 ha. Cette superficie ne cesse d’augmenter (+ 47 % la décennie suivante). On peut citer les fruits à noyaux et à pépins, les olives, les agrumes et les dattes qui représentent l’éventail et la diversité de l’arboriculture en Algérie.;

Le maraîchage

La pomme de terre  et l’oignon représentent respectivement  plus de 36%  et plus de 12% de la production du maraîchage. La production de légumes est variée, et s’ajoutent à la pomme de terre et aux oignons (produits de très grande consommation en Algérie) la salade et les carottes.

Quant au verger agrumicole algérien, il couvre 63 000 ha. La production d’oranges principalement, de mandarines, de clémentines et de citrons est de 1,1 million de tonnes pour les années 2010/2011. Cette production est presque exclusivement destinée au marché algérien.

Le cheptel ovin en Algérie est le premier du Maghreb avec à son actif 28 millions de têtes

Les productions animales

La production des viandes rouges a été évaluée à 4,7 millions de quintaux en moyenne durant la période 2010-2017, soit une progression de 55% par rapport à la décennie précédente (3 millions de quintaux).

Le cheptel ovin en Algérie est le premier du Maghreb avec à son actif 28 millions de têtes. Ce qui s’explique par le fait que l’élevage ovin est présent  dans la plupart des régions du pays, mais avec une prédominance des zones steppiques qui concentrent 70 % du cheptel.

Concernant l’aviculture, on estime à 240 millions de poulets de chair et de dinde la production avicole. La production d’œufs de consommation a atteint les 6,6 milliards d’unités produites en 2017 contre 3,8 unités en 2009, soit une hausse de 74 %.

En Février 2022, le ministère a annoncé la relance des importations de génisses provenant de l’étranger, avec un cahier des charges spécifiques afin de relancer la dynamique nationale de production laitière.

Et le bio dans tout ça ?

Malgré le potentiel prometteur de l’Algérie en termes d’agriculture biologique, et la tendance mondiale vers une consommation plus saine et sans risques pour la santé, une confusion collective demeure. Il n’est pas encore évident de comprendre la différence entre les produits naturels, les produits du terroir et les produits bio. Partant de ce postulat, il est à considérer qu’il faudra un certain nombre de mesures éducatives et de sensibilisation mais aussi des moyens conséquents des pouvoirs publics pour qu’acteurs agricoles et consommateurs s’y retrouvent.

Une grande partie de la population algérienne considère l’agriculture biologique comme un retour à des pratiques d’agriculture ancestrale, ce qui est un point positif. En revanche, tant que la consommation alimentaire principale des habitants est basée en grande partie sur le blé dur, les sucres et les huiles raffinés, cet enthousiasme autour du bio reste encore très minoritaire.

On peut tout de même dire que la graine du bio est semée !

L’agriculture en Algérie et l’inflation des matières premières

Dernièrement plusieurs polémiques ont embrasé l’actualité algérienne avec notamment l’exposition des prix des matières premières comme l’huile de table par exemple. Le ministre de l’agriculture monsieur Henni, ayant même du intervenir afin de maintenir un statut quo sur les prix, en l’occurrence en ce qui concerne le prix du lait subventionné.

L’agriculture dans le reste du Maghreb

En 2022, un nouvel élan du secteur agricole algérien est à noter, une dynamique enclanchée qui s’avérera positive pour toute la région agricole du grand Maghreb.

Rappelons également que le secteur agricole marocain  et le secteur agricole tunisien sont aussi face à une problématique de sécheresse comme peut le connaitre le secteur agricole algérien.

La sécheresse, qui impacte la région doit permettre la recherche de solutions durables comme le dessalement de l’eau de mer, afin de permettre à toute la région du Maghreb de mieux supporter les années annoncées comme incertaines en raison du réchauffement climatique.

Sources : Wikipédia Map ecology MADR  Algérie presse service  El watan

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