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vendredi 30 septembre 2022
forage
forage - photo : DR

Plus de 20 000 autorisations de forage de puits délivrées en 2021

L’Agence nationale des ressources hydrauliques d’Algérie a octroyé plus de 20 000 autorisations de forage de puits aux agriculteurs en 2021

Le directeur général de l’Agence nationale des ressources hydrauliques (ANRH), Mehdi Akkad, a annoncé le bilan des autorisations accordées pour le forage des puits courant 2021. Au cours de l’émission « Khadamat » (services) diffusée sur la radio nationale, le directeur général a indiqué que plus de 20 000 autorisations avaient été délivrées par ses services en 2021 afin d’encourager le forage des puits collectifs, dans un contexte marqué par la rareté des ressources hydriques et une diminution des taux de remplissage des barrages. 

Akkad a déclaré que face à la baisse continue des eaux de surface, il a été décidé d’exploiter des eaux phréatiques. Il a toutefois précisé qu’il s’agissait d’une décision soumise à des conditions techniques et administratives et qui bénéficie des facilitations en matière de forage de puits. A cet effet, Mehdi Akkad a procédé à l’amendement du décret exécutif 08-148 relatif aux modalités d’octroi des autorisations en vue de l’exploitation des ressources en eau par le décret exécutif 21-260 du 31 juin 2021, en plus de l’émission d’arrêtés ministériels pour l’application des facilitations.

La conséquence en est que tous les dossiers suspendus ont été traités dans le cadre d’un guichet unique au niveau des wilayas. Le DG de l’ANRH a ajouté que les autorisations nécessaires ont donc été délivrées à cette période.

D’un point de vue purement technique, les agriculteurs ont interdiction de procéder au forage de façon indépendante dans une même région au risque de conduire à l’assèchement des aquifères. Ce qui explique le rejet et la réserve de certaines demandes de forage. Cependant, la majorité des dossiers de demandes a été traitée, a-t-il affirmé.

Par ailleurs, la durée de traitement des dossiers a été réduite à un mois et un contrôle continu de ces demandes est effectué, tant pour les demandes en cours d’examen que pour celles autorisées ou encore celles faisant l’objet de réserves. Le but de ce contrôle continu est de s’assurer que la raison du refus, de la réserve ou de l’approbation est juste pour toutes les parties.

Les agriculteurs doivent également respecter les normes techniques sur le mode de forage des puits. Il leur est en effet permis d’utiliser une batteuse pour réaliser un forage, avec étude du procédé de forage adéquat selon le cas particulier de chaque région.

Selon M. Akkad, l’ANRH tient également à prospecter et à évaluer les capacités en eaux souterraines dans un contexte de rareté des pluies. A cet effet, l’Agence utilisera les données scientifiques, techniques et mathématiques de chaque région en vue de déterminer les taux disponibles.

A noter qu’il existe plus de 200 unités hydrogéologiques dans le pays disposant de réserves dont les taux sont déterminés conformément aux études, outre la détermination de l’approche la plus efficiente de consommation et des besoins dans les régions avoisinantes dans le cadre de la solidarité hydrique ou leur orientation en vue de couvrir les besoins primaires.

A ce niveau également, l’Agence procède régulièrement à la mise à jour régulière du système de contrôle et de suivi de la situation des eaux souterraines, pour éviter des cas de stress hydrique dans une région au détriment de l’autre. Pour cela, un contrôle du niveau des eaux et des réserves est effectué en vue de déterminer des potentialités et d’accorder au secteur un regard quant aux possibilités de solidarité entre les régions.

Quant à la chargée de la communication au niveau de l’Office national de l’irrigation et du drainage (ONID), Mme Mokrane, elle affirme qu’il existe 44 périmètres actuellement exploités pour l’irrigation avec une surface équipée estimée à 289 165 hectares, dont plus de 229 000 ha irrigables.

Selon les dires de Mme Mokrane, les barrages sont la principale source d’approvisionnement des agriculteurs en eau. Cependant, les changements climatiques ont imposé l’utilisation d’un nouveau système qui consiste en l’utilisation des eaux usées traitées. Et il s’avère que ce nouveau système est une réussite dans le périmètre de Hennaya à Tlemcen et le périmètre de Melita à Oran, on parle de plus de 6 086 hectares irrigués ainsi.

Elle encourage également les paysans à adopter cette méthode comme ressources non conventionnelles dans l’irrigation, d’autant plus qu’il s’agit d’une eau mise à disposition gratuitement, contrairement au paiement du prix symbolique de 2 DA/m3 réclamé par l’Etat pour les eaux de barrages.

Sur la question de la salubrité des eaux usées pour les productions agricoles, Mme Mokrane répond qu’il faudra au préalable épurer et traiter ces eaux pour une utilisation saine et valable pour l’exploitation agricole. Elle précise que ces eaux sont soumises à des analyses et que des rapports quotidiens sont fournis quant à l’aspect physique et chimique de leur composition.

Elle recommande également aux agriculteurs d’adopter les systèmes d’irrigation goutte-à-goutte dans leurs exploitations, car celui-ci permet une économie de 30 % des ressources hydriques, tout comme dans les exploitations agricoles intelligentes faisant l’objet de tests dans la région de Metidja pour déterminer avec précision les besoins en eau des différentes espèces végétales.

Selon le responsable de l’ONID, une expérience est présentement en cours sur l’irrigation de plus de 5 000 hectares avec les eaux épurées dans les wilayas de Blida et Msila pour éventuellement élargir les périmètres irrigués.

Mme Mokrane a également indiqué l’existence d’un programme spécial visant à expérimenter la culture saharienne. A cet effet, l’office s’attèle actuellement à étudier une superficie de 6 000 hectares dans le périmètre de Oued Righa et l’opération de réalisation de 31 forages albiens dans les wilayas d’El Oued, Biskra et Ouargla.

APS

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